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Guide · Manuel d'exploitation

MANEX drone : à quoi sert le manuel d'exploitation, et comment le préparer

Le MANEX (manuel d'exploitation) est le document qui décrit comment votre organisation fait voler ses drones en sécurité en catégorie spécifique. Voici ce que disent les textes, ce qu'il doit contenir et comment le construire.

Mis à jour le · sources officielles en fin de page

Votre MANEX pour déclaration STS-01, rempli à partir d'un questionnaire guidé : Word éditable + PDF, paiement unique 89 €.

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Qu'est-ce qu'un MANEX ?

MANEX est l'abréviation française de manuel d'exploitation (en anglais, operations manual, OM). C'est le document de référence d'un exploitant de drones en catégorie spécifique : il décrit qui fait quoi dans l'organisation, comment un vol est préparé, conduit et clôturé, où l'on vole et avec quelles limites, comment les télépilotes sont formés et maintenus à niveau, quels aéronefs sont utilisés et comment ils sont entretenus, et que faire quand quelque chose tourne mal.

Ce n'est pas une formalité administrative : c'est le document que les télépilotes doivent suivre. Les scénarios standard européens exigent d'ailleurs que les vols soient « effectués conformément au manuel d'exploitation ». Un MANEX utile est donc un MANEX qui décrit la réalité de votre activité, pas un texte générique.

Qui doit en avoir un ?

Tout dépend de la catégorie d'exploitation. En catégorie ouverte (vols à vue, sous 120 m, drone de moins de 25 kg, sans survol de rassemblements…), aucun manuel n'est exigé. Dès que l'opération relève de la catégorie spécifique, il en faut un :

  • Sous scénario standard (STS-01, STS-02) : le règlement (UE) 2019/947 impose à l'exploitant d'élaborer un manuel d'exploitation comprenant les éléments de son appendice 5 (points UAS.STS-01.030 et UAS.STS-02.030). Voir notre guide sur les scénarios standard.
  • Sous autorisation d'exploitation : le point UAS.SPEC.030 demande un manuel « lorsque le risque et la complexité de l'exploitation l'exigent ». Depuis la décision ED 2025/018/R, les moyens acceptables de conformité de l'EASA précisent que, pour toute opération de catégorie spécifique, l'exploitant devrait établir un manuel structuré selon le plan recommandé. La DGAC l'écrit aussi : l'exploitant en catégorie spécifique doit disposer d'un MANEX adapté à son exploitation et le tenir à jour.

Depuis le 1er janvier 2026

Les scénarios nationaux français S1, S2 et S3 ne sont plus utilisables. Les exploitants qui volaient sous ces scénarios doivent passer par un scénario standard européen ou par une autorisation, avec un manuel à jour. Détails dans notre guide sur la fin des scénarios nationaux.

Ce que le manuel doit contenir

Il n'existe pas de « modèle officiel DGAC ». La référence est le plan recommandé par l'EASA, publié au chapitre A.3 de l'annexe A à l'AMC1 de l'article 11. L'EASA précise qu'il s'agit d'un exemple, mais qu'il est conseillé de le suivre. Il s'organise en grandes parties :

PartieContenu
Pièces liminairesPage de garde, gestion documentaire, objet et portée, sommaire, définitions et abréviations
A — GénéraleOrganisation et responsabilités, sûreté et vie privée, gestion des changements, qualifications et aptitude du personnel
B — ProcéduresPréparation du vol, météo, comptes rendus d'événements, procédures normales, d'intervention et d'urgence
C — Zones de volLimitations, description de chaque zone, volume d'intervention et zone tampon sol, plan d'urgence local
D — FormationFormation initiale et maintien des compétences
E — Plan d'intervention d'urgenceCréation, modèle, briefing, comptes rendus après une urgence
T — TechniquePour chaque aéronef : description, liaisons, parachute, confinement, charge utile, limites d'environnement
M — MaintenanceGénéralités, mises à jour logicielles, maintenance de chaque aéronef

Le détail partie par partie est dans notre guide sur la structure d'un MANEX. Sous scénario standard, vérifiez en plus que chaque élément de l'appendice 5 du règlement 2019/947 est bien couvert (note de conformité, signature du responsable, procédures de sûreté, protection des données, nuisances, tenue des registres, politique d'aptitude du personnel…).

Faut-il l'envoyer à la DSAC ?

Pas toujours, mais il faut toujours l'avoir. Selon les moyens acceptables de conformité de l'EASA, le manuel est transmis à l'autorité pour les opérations classées SAIL III et au-delà. Pour un vol à vue jusqu'au SAIL II, l'autorité peut autoriser l'exploitation sur la base de la matrice de conformité, sans recevoir les preuves, dont le manuel. L'exploitant reste tenu de le produire, de l'appliquer et de le tenir à jour : il peut être demandé lors d'une surveillance ou d'un contrôle. En France, la DSAC demande toutefois le manuel dans tout dossier de demande d'autorisation SORA, quel que soit le SAIL. Pour une déclaration STS-01, le manuel n'est pas joint sur AlphaTango : il est tenu à la disposition de la DSAC.

Comment le préparer

  1. Décrivez l'opération avant d'écrire : type de missions, environnement survolé (zone peuplée ou peu peuplée), vol à vue ou hors vue, hauteurs, aéronefs. C'est ce qui détermine votre cadre (STS, PDRA ou SORA) et donc le niveau d'exigence.
  2. Partez du plan EASA plutôt que d'une page blanche : il couvre tous les objectifs de sécurité, et une table relie chaque objectif (OSO, atténuations M1/M2, TMPR, confinement) à la partie du manuel où le traiter.
  3. Personnalisez ce qui doit l'être : organisation réelle, noms et rôles, télépilotes et leurs titres, fiches techniques de vos drones, zones de vol et contacts d'urgence locaux.
  4. Ne revendiquez que ce que vous pouvez prouver : un parachute ou un système de terminaison de vol ne donne un crédit de réduction de risque que s'il est justifié.
  5. Faites-le vivre : nouvelle machine, nouveau télépilote, nouvelle zone, nouvelle édition des textes, et le manuel doit suivre.

C'est exactement ce que fait My MANEX pour une déclaration STS-01 : un questionnaire en sept étapes injecte vos informations (entreprise, organisation, télépilotes, drones, exploitation, urgences) dans un manuel rédigé sur l'appendice 5 du règlement (UE) 2019/947. Le document est livré en Word éditable et en PDF ; vous le relisez, l'adaptez et le faites signer par votre dirigeant responsable. Voir des pages d'exemple.

Les erreurs fréquentes

  • Copier le manuel d'un autre exploitant : les procédures, l'organigramme et les zones ne correspondent pas, et c'est visible au premier contrôle.
  • Confondre équipement et crédit : décrire un parachute n'est pas la même chose que revendiquer l'atténuation M2 de la SORA.
  • Oublier la mise à jour : un manuel qui cite encore les scénarios S1, S2 ou S3 n'est plus à jour depuis le 1er janvier 2026.
  • Négliger le plan d'urgence : il doit donner des contacts réels et locaux, utilisables sur le terrain. Voir notre guide sur le plan d'intervention d'urgence.

Sources officielles

Cette page vulgarise des textes officiels ; elle ne remplace ni leur lecture, ni l'avis de l'autorité compétente (DSAC). My MANEX est un service indépendant, sans affiliation avec l'EASA/AESA, la DGAC ou la DSAC.

Votre MANEX, prêt à relire en quelques minutes

Répondez au questionnaire (entreprise, responsables, télépilotes, aéronefs, zones et urgences) : vos réponses sont injectées dans un modèle de manuel d'exploitation structuré, livré en Word éditable et en PDF. Le périmètre est vérifié avant tout paiement.